Le moteur BMW N20 : un quatre-cylindres turbo historique
Découvrez le moteur BMW N20, un 4 cylindres turbo de 2.0L avec 156 à 245 ch, ses performances, applications et son rôle clé dans l'histoire de BMW.
Lorsqu'on évoque les moteurs BMW, les célèbres six-cylindres en ligne monopolisent généralement l'attention. Pendant des décennies, ils ont défini le caractère des voitures de sport de la marque. Pourtant, les moteurs quatre-cylindres ont également joué un rôle important dans l'histoire de la firme, du fameux 2002 Turbo au S14 qui propulsait l'E30 M3. Au début des années 2010, BMW a écrit un nouveau chapitre clé de cette histoire avec le moteur N20.
Le BMW N20 a fait ses débuts en 2011 en tant que quatre-cylindres en ligne turbocompressé de 2,0 litres. Il est devenu un élément central de la stratégie du constructeur visant à réduire la cylindrée tout en conservant des performances solides. Ce moteur se caractérisait par un bloc en aluminium, une injection directe d'essence, un turbocompresseur à double volute ainsi que les systèmes Double-VANOS et Valvetronic de BMW. Selon les versions, la puissance oscillait entre 156 et 245 chevaux, avec un couple pouvant atteindre 350 Nm.
L'une des caractéristiques marquantes du N20 était sa plage de couple étendue. Dans les versions les plus puissantes, le couple maximal intervenait dès 1 250 tr/min, offrant une réponse franche dès les bas régimes. Sur la route, ce quatre-cylindres turbocompressé pouvait ainsi délivrer des performances comparables à celles des six-cylindres atmosphériques qu'il a progressivement remplacés.
Le moteur a d'abord équipé le BMW X1 xDrive28i, où il a succédé au six-cylindres N52. Par la suite, le N20 s'est rapidement diffusé à travers toute la gamme BMW. Il a propulsé des modèles comme la F30 328i, la F10 528i, le coupé compact F22 228i et la Z4 sDrive28i. Ce moteur a également été utilisé sur des SUV, dont les X1 et X3. Une application particulièrement intéressante fut celle de l'hybride rechargeable BMW X5 xDrive40e, où le N20 fonctionnait de concert avec un moteur électrique pour délivrer une puissance combinée d'environ 313 chevaux.
Comparé aux moteurs atmosphériques précédents comme le N52, le N20 offrait des gains d'efficacité tangibles. Il était environ 15 kilogrammes plus léger et, dans certaines applications, la consommation de carburant était réduite d'environ 1,5 litre aux 100 kilomètres. Ces améliorations reflétaient la tendance plus large de BMW vers des moteurs plus petits et turbocompressés à cette époque.
Cependant, la réputation du N20 a été entachée par un problème largement discuté concernant le système de distribution. Sur certains moteurs des premières séries, une usure prématurée pouvait survenir au niveau du train de distribution et de la chaîne d'entraînement de la pompe à huile. BMW a par la suite étendu la garantie pour certains véhicules à sept ans ou 112 000 kilomètres. Les versions de production ultérieures sont généralement considérées comme moins sujettes à ce problème.
Malgré ces défis, le N20 demeure un moteur important dans l'histoire moderne de BMW. Il fut l'un des premiers quatre-cylindres turbocompressés de la nouvelle ère à être largement utilisé par la marque et a ouvert la voie à la génération suivante de motorisations. Vers le milieu de la décennie, il a commencé à être remplacé par le nouveau moteur modulaire B48.
Aujourd'hui, les voitures équipées du N20 sont de plus en plus perçues comme une option intéressante sur le marché de l'occasion. Elles combinent le caractère réactif des plateformes à propulsion de BMW avec l'efficacité et le couple de l'ère du turbocompresseur, le tout souvent à un prix plus accessible que celui des modèles plus récents.
Rétrospectivement, le N20 représente un moment de transition important pour BMW. Ce moteur a contribué à guider la marque de l'ère des six-cylindres atmosphériques vers l'architecture turbocompressée qui définit aujourd'hui une grande partie de sa gamme.
Allen Garwin
2026, Mar 09 12:04